Maladies
Les principales maladies du potager
Au potager, plusieurs sortes de maladie peuvent attaquer vos cultures.
Certaines sont plus courantes que d’autres et peuvent être évitées si on suit les bonnes astuces. Pour cela, il suffit d’observer ses plantes régulièrement et d’être à l’écoute des différents symptômes.

Intumescences ou œdème

Des petites pustules transparentes, qui semblent gonflées de liquide, apparaissent sur les feuilles, les pétioles ou les tiges. Puis, elles se rejoignent pour former de longues zones boursouflées, qui finissent par se dessécher et brunir, provoquant l’enroulement puis la chute des feuilles, la déformation du plant et l’arrêt de sa croissance
Solution :
- Ne pas saturer le sol en eau, faire circuler l’air autour de la plante. Humidité élevée et températures basses = oedème
- Contrôler tout ce qui peut provoquer une circulation de sève excessive, en particulier l’excès de fertilisants et l’équilibre azote/potasse.
L’oïdium

On reconnait l’oïdium par l’apparition d’une couche farineuse blanchâtre qui se répand à la surface des feuilles et des tiges de la plante. Cela gêne la photosynthèse et affaiblit par conséquent la plante. Cette maladie est due à des champignons qui apprécient tout particulièrement les cucurbitacées (courges, potimarrons, cornichons,…).
Solutions : Espacez les plants et évitez d’arroser le feuillage. Si la plante est déjà atteinte, ayez le réflexe de retirer et brûler les feuilles malades pour éviter la propagation des champignons. Nettoyez les outils de jardinage qui ont été en contact avec une plante malade. Vous pouvez pulvériser un mélange de lait dilué avec de l’eau (30 cl d’eau pour 70 cl de lait) tous les 3 jours sur les parties atteintes.
La fonte des semis

Causée par plusieurs champignons du sol, la fonte des semis s’attaque aux jeunes plants et entraîne leur mort.
Solutions : Malheureusement, si vos semis sont déjà atteints, il n’y a plus grand-chose à faire. Pour prévenir la maladie, utilisez un terreau sain et aérez le sol. Surveillez la stagnation de l’eau et l’humidité afin d’éviter le développement de champignons.
Le mildiou

Le mildiou fait apparaître des tâches jaunes et huileuses ou un duvet de moisissure blanche sur le feuillage des plantes. Rapidement, la maladie progresse, atteint les tiges et les fruits jusqu’à entraîner le pourrissement du tubercule. Cela touche fréquemment les tomates, les pommes de terre ou la vigne. Due à des champignons, cette infection se propage par temps humide à des températures comprises entre 18 et 25 °C. Les spores (organes de multiplication) se déplacent dans l’air. Le mildiou est souvent confondu avec l’oïdium, mais il est plus redoutable.
Solutions : Ne mouillez pas le feuillage lors de l’arrosage et coupez les feuilles infectées. Espacez les plants les uns des autres, pour permettre à l’air d’assécher la surface des feuilles. Vous pouvez pailler le sol afin de limiter le développement de la maladie. Quand la plante est atteinte, vaporisez du bicarbonade de soude dilué avec de l’eau. Cet antifongique naturel est préférable à la bouillie bordelaise, qui peut polluer les sols et nuire la biodiversité.
La rouille

Différents champignons sont responsables de la rouille. Des tâches de couleur rouille (jaune orangé) sont observées sur les feuilles et provoquent leur dessèchement. Pour cette maladie, les espèces sont nombreuses et spécifiques à chaque plante : la rouille du framboisier, la rouille de la pomme de terre, etc…
Solutions : Supprimez les feuilles malades et arrosez au pied. Le souffre peut être utilisé en prévention.
Le cul noir

La maladie du cul noir s’attaque aux tomates. On constate des tâches noires sur la partie inférieure des tomates. Il s’agit d’une nécrose due à un manque d’eau ou un arrosage irrégulier. Le plant de tomate ne parvient pas à puiser correctement les éléments dont il a besoin. Ce phénomène est davantage observé sur les tomates allongées que sur les tomates rondes. La culture en pot ou sous serre favorise cette maladie :
✓ En pot, le système racinaire ne peut s’étendre pour puiser les ressources nécessaires.
✓ Sous serre, la chaleur entraîne la déshydrations des plantes.
Solutions : Arrosez de façon régulière vos pieds de tomates (surtout s’ils sont cultivés en pots ou sous serre) et pensez à enrichir la terre avec des engrais bio.
L’alternariose

Aussi appelée « pourriture noire », l’alternariose est d’origine fongique. La maladie s’attaque aux feuilles et aux fruits qui brunissent et finissent par tomber. Elle s’identifie par des tâches noires entourées de jaune et entraîne la pourriture des tiges et des tubercules de la plante. L’atlternariose est connue notamment pour s’attaquer à la tomate ou la pomme de terre. L’infection est favorisée par la chaleur et l’humidité, notamment lorsque les plants sont sous abris. Elle peut aussi être causée par l’alternance de période humide et ensoleillée, comme la rosée en période où les températures sont élevées.
Solutions : Pour l’éviter, pensez à bien aérer vos abris et protégez les feuilles des surfaces qui conservent l’humidité (condensation). Dès les premiers symptômes, il est conseillé de supprimer les parties atteintes.
Ravageurs
Ils sont le cauchemar vivant des jardiniers, débutants ou confirmés : les nuisibles peuvent ravager un jardin ou un potager. Ces parasites sont de plusieurs espèces (animale, végétale, virus…) et les origines de leur apparition varient. Heureusement quelques précautions et un entretien du jardin / potager suffisent à tenir éloignés de vos plantations ces nuisibles. Quel est votre ennemi ? Comment vous en débarrasser ? La réponse se trouve surement ici. Lire plus


L’aleurode, une mouche très nuisible
L’aleurode est un insecte nuisible très présent dans la plupart des cultures, céréales, vignes, légumes, palmiers. Au jardin, il est difficile de s’en débarrasser.Créez un environnement naturel qui attire les ennemis naturels dans votre jardin, tels que les scarabées verts, les guêpes parasites de la mouche blanche, les coccinelles et les libellules. Les pièges jaunes collants sont un moyen efficace de piéger les aleurodes. Ils sont également efficaces contre les moustiques fongiques, les thrips et les pucerons. Les aleurodes sont attirés par le jaune et adhèrent à la substance semblable à de la gélatine. Pour les parasites sévères d’intérieur et d’extérieur, utilisez du savon insecticide

Le mulot, une jolie souris qui dévore tout
Le mulot est un rongeur nuisible très présent dans la plupart des jardins. Et si malgré votre amour pour les petites bêtes vous ne souhaitez plus les voir, voici différentes méthodes pour tenter de vous en débarrasser.
l existe des répulsifs à ultrasons qui permettent de chasser les rongeurs. Ils les considèrent comme un potentiel danger. Assez efficaces mais qui restent onéreux. De même, les cages anti-rongeurs capturent les mulots sans les tuer. Il suffit ensuite de les emmener ailleurs. Mais n’oubliez pas que les familles sont nombreuses !
- La plantation de plantes répulsives en grand nombre comme les fritillaires impériales, l’euphorbe épurge ou les incarvillées, des plantes qui, outre leurs propriétés répulsives proposent des floraisons intéressantes. Ces solutions ne sont évidemment pas infaillibles !Les fritillaires impériales contre les mulots
- Les gousses d’ail jetées dans les galeries peuvent aussi détourner les Mulots. Vous pouvez aussi préparer une décoction d’ail avec 100 g de gousses broyées à laisser infuser pendant 24 heures dans un litre d’eau. Ensuite, on porte à ébullition et on laisse refroidir avant de pulvériser aux abords des trous de galeries.
- Le sureau noir est aussi réputé pour repousser les mulots. Soit vous froissez des feuilles que vous déposez devant les trous des galeries, soit vous préparez un purin de sureau avec 200 g de feuilles de sureau à faire macérer pendant une semaine dans un litre d’eau.
- Le tourteau de ricin, un très bon engrais, s’avère aussi utile pour détourner les mulots mais il est toxique pour les enfants, les chiens et les chats.

L’araignée rouge, un acarien dévoreur de plantes
L’araignée rouge désigne une famille d’acariens particulièrement vorace. Ils adorent les feuillages tendres des légumes ou des plantes d’intérieur, enrichis d’azote et de potasse. L’araignée rouge apparaît en été par temps chaud et sec. A défaut de pouvoir complètement prévenir ses attaques grâce aux insectes auxiliaires, on peut lutter contre l’araignée rouge grâce à des moyens naturels. Par ailleurs, les araignées ne sont pas des insectes et l’abus d’insecticides permet leur développement. En tuant leurs prédateurs, vous leur donnez l’occasion de se développer.
Comme nous l’indiquions, les araignées rouges aiment lorsque l’air est bien sec pour se développer.
- Vaporisez donc de l’eau non calcaire régulièrement sur le feuillage afin de créer un environnement humide propice à les faire disparaître.
- Si ce n’est pas suffisant, achetez un acaricide, vendu dans toutes les jardineries.


Le puceron, l’ennemi n°1 du jardinier
Le puceron est un tout petit animal détesté par tous les jardiniers. Il envahit régulièrement de nombreux végétaux, se nourrit de la sève des plantes, détruit les bourgeons floraux et se reproduit à toute vitesse. On peut néanmoins organiser une lutte naturelle contre les invasions de pucerons en prenant les bonnes mesures en début de saison, au jardin et dans son potager. Observez bien ensuite vos plantes, pour déceler le plus tôt possible l’apparition des pucerons. C’est ainsi que les traitements seront efficaces. Écrasez entre vos doigts les pucerons que vous trouverez. Retirez à la main les insectes que vous trouverez sur les feuilles des plantes infectées et écrasez-les entre vos doigts. Utiliser des répulsifs et des pesticides

La chenille verte, un futur papillon nuisible
La chenille verte, ou plutôt les chenilles vertes, font partie de la grande famille des lépidoptères ennemis du jardinier. Les chenilles sont, en fait, la larve de papillons qui ont pondu leurs oeufs sur les plantes hôtes. La plupart des plantes au jardin ou au potager peuvent être attaquées et les dégâts sont différents en fonction de la plante et de l’espèce de chenille. Le purin d’orties ou le purin d’absinthe présente un double avantage : d’une part, il éloigne ses chenilles très envahissantes et destructrices et en plus, il est parfait pour renforcer les défenses naturelles des végétaux. C’est donc une solution qui est plébiscitée
Vous pouvez également mettre des gants et retirer les chenilles une par une, il faut être très patient pour effectuer cette opération avec soin. Ensuite, il faut les enfermer dans un sac pour qu’elles ne reviennent pas sur vos plantes.

La limace, la ravageuse du jardin
La limace est un gastéropode sans coquille, capable de ravager des plates-bandes entières de légumes ou de fleurs. Elle est présente dans tous les jardins et se développe en l’absence de prédateurs que sont certains oiseaux, les hérissons ou encore les carabes, insectes carnivores. La limace se déplace peu, reste sous terre tant que la température ne dépasse pas 10° et affectionne les terres peu désherbées. Il existe de nombreuses méthodes pour se débarrasser des ces nuisibles naturellement. Le moyen le meilleur et le plus rapide est juste de les tuer. C’est une option viable si vous n’êtes pas déçu. Un bâton pointu fera l’affaire. Ne perdez pas de temps avec les pièges à bière – ils sont une méthode aléatoire, Rendre le sol peu attrayant pour les limaces. Ajouter un peu d’écorce d’arbre autour des buissons ou mieux encore du gravier ou du sable fin.

Liseron, une liane bien encombrante
Le liseron est une liane qui produit de belles fleurs roses ou blanches et prospère sur la plupart des sols et par tout climat. Mais elle est considérée comme l’une des pires « mauvaises herbes » du jardin. Il est très difficile de s’en débarrasser car le moindre résidu de liseron laissé dans le sol produit rapidement une nouvelle plante. Les désherbants chimiques sont peu efficaces contre le liseron qui repousse un peu plus loin que l’endroit traité. Le liseron est également l’ennemi du jardinier « paresseux ». Il nécessite une intervention rapide dès qu’il apparaît. Plus on attend, plus il sera difficile à déloger. Evitez dans tous les cas de le laisser fleurir car ses graines donnent naissance à de nouveaux liserons.

La chenille processionnaire, urticante et peu recommandable
La chenille processionnaire, ou chenille processionnaire du pin, fait partie de la famille des lépidoptères. Elle se transforme en un papillon nocturne brun de 4 cm. Cette chenille s’installe dans de nombreuses espèces de pins (pin noir d’Autriche, laricio de Corse, maritime…), forme des colonies recouvertes de cocons de longs fils blanchâtres. On les appelle ainsi, car elles forment des processions, accrochées les unes aux autres, dans les arbres infestés. Elles colonisent principalement les pins mais également d’autres arbres comme certaines variétés de chênes.
Les poils urticants conservent longtemps leur toxicité, même quand l’insecte est mort. Ne consommez pas non plus les fruits qui se trouvent à proximité d’un nid.
Les nids qui sont à porter ou que vous pouvez atteindre avec un échenilloir sont à détacher et à détruire. Quand je dis à détruire, c’est en les brûlant !

La cochenille, un joli nom pour une terreur à combattre
La cochenille est un insecte parasite que l’on rencontre fréquemment au jardin et sur les plantes cultivées en intérieur. Arbres, arbustes, plantes, rien ne lui résiste. Une fois installée, la cochenille se développe en colonie et le végétal dépérit. On la repère souvent à la vue d’amas blancs qu’elle forme sur le revers des feuilles. En intérieur, la cochenille peut causer des dégâts difficiles à combattre efficacement. D’où l’importance de repérer la présence de cochenilles le plus tôt possible.La meilleure des préventions contre les cochenilles est de favoriser la présence des auxiliaires dans votre jardin. Les coccinelles, certaines guêpes, les chrysopes, les punaises, les syrphes, sans oublier les mésanges sont des prédateurs naturels des cochenilles. Et la vie sédentaire des femelles les rendent très vulnérables aux prédateurs. N’hésitez pas à installer des abris, des nichoirs, des hôtels à insectes, sinon prendre un savon insecticide.

Mouche du terreau, Mouche noire
Des nuées de moucherons s’envolent autour des plantes. Présence de larves (petits vers blanchâtres) dans le terreau. Les plantes sont parfois fragilisées et végètent ou sont victimes de maladies cryptogamiques.
Tout au long de l’année sous serre et en appartement avec un pic au printemps et en été. La mouche du terreau n’a pas de plante de prédilection mais se plaît en milieu protégé. Elle sévit plutôt sur les plantes d’appartement ou de serre. Un pouce de sable sur le sol evite la ponte, Combiner avec les pieges autocollants jaunes et bingo !

La pyrale du tournesol (Homoeosoma nebulella)
Ce ravageur produit deux générations par an et hiverne au stade de larve dans le sol. L’insecte attaque plusieurs plantes de la famille des Asteraceae, mais les plus grands dégâts qu’il produit concernent le tournesol. Les larves consomment le pollen ou attaquent les organes floraux. Dans les plaies produites s’installent divers agents pathogènes. Les organes attaqués sont recouverts de fils de soie et d’excréments.

Les pucerons verts du prunier (Brachycaudus helichrysi)
Cet insecte attaque en principal les arbres à noyaux, mais provoque également des dégâts importants dans les cultures de tournesol. Les colonies s’installent sur les feuilles ou sur les inflorescences intactes. Les tissus attaqués se tordent, jaunissent et les plantes forment de petites tiges ramifiées à graines sèches.

Les taupins (Agriotes spp)
Ces insectes hibernent dans le sol en tant que larves d’âges différents et développent une génération en 4-5 ans. Les vers fil de fer sont très dangereux car leur attaque ne peut pas être rapidement identifiée. Ils consomment le système racinaire et la plante se fane et meurt.

Vers blancs
Il faut trois ans au hanneton commun pour parvenir à maturité, tandis que le hanneton européen et le scarabée japonais atteignent le stade adulte en un an. Pendant leur développement, les vers blancs traversent des phases où ils sont plus actifs, et donc plus dévastateurs. En général, des infestations de vers blancs se manifestent tous les trois ans. Les vers blancs se nourrissent des racines de nombreuses plantes, mais ils préfèrent les racines fibreuses des graminées à gazon. Lorsque le système racinaire est détruit, la pelouse se flétrit et devient brune. Les vers blancs se nourrissent aussi des pommes de terre et des carottes cultivées dans les potagers. Ils coupent les principales tiges ou racines du plant sous la surface du sol et creusent des galeries dans les tubercules et les plants fraîchement enracinés.

Vers gris
Les vers rongés mâchent à travers les tiges des plantes à la base. Ils se nourrissent principalement des racines et du feuillage des jeunes plantes et vont même couper la plante sous le sol. Dans la plupart des cas, des plantes entières seront détruites. ils font beaucoup de dégâts en un rien de temps. Même si seul le bas de la plante est détruit, le haut se ratatinera et mourra. En été, les vers gris rampent parfois jusqu’au sommet des plantes et y causent des dégâts. Veillez à ne pas confondre ces dégâts avec des dégâts de limaces.

La teigne du poireau
La teigne du poireau s’attaque à toutes les alliacées, à savoir le poireau, mais aussi l’ail, l’oignon, l’échalote et la ciboulette, ou encore les hémérocalles des massifs. C’est pourquoi on peut la confondre avec la mouche mineuse du poireau (Phytomyza gymnostoma) , ou avec la mouche de l’oignon (Delia antiqua), deux diptères qui provoquent plus ou moins les mêmes dégâts.

Les Thrips
Les thrips sont des parasites de type piqueur-suceur. Ils grattent la surface des tissus avec leurs pièces buccales pour ensuite les piquer pour se nourrir de la sève. Il se crée alors des espaces remplis d’air qui sont visible à l’œil nu puisque ceux-ci prennent différentes colorations. On retrouve plusieurs espèces de thrips dans les serres, dont le thrips des fleurs, le thrips de l’oignon et le thrips des petits fruits. Comme c’est le thrips des petits fruits qui est l’espèce la plus répandue dans les serres de l’Ontario, les mesures de lutte préconisées ci-dessous visent en bonne partie cette espèce.
Les thrips se multiplient rapidement, c’est pourquoi nous devons agir très tôt dès leur apparition. Le savon noir est un insecticide 100% naturel et biologique en plus d’être très efficace, d’où l’intérêt à l’utiliser. Plusieurs traitements chimiques peuvent être utilisés, mais il faut savoir que les thrips ont développé des résistances à plusieurs produits.
