Les poules au jardin!

Les poules au jardin

L’élevage de poules pondeuses dans son jardin est à la portée de tous ! Suivez nos conseils pour réussir votre poulailler et récolter vos premiers œufs frais, pondus du jour. Quelles sont les meilleures races de pondeuses ? Comment bien élever des poules pondeuses ?

Pourquoi élever des poules ?

Les avantages des poules au jardin

Il y a plusieurs avantages à posséder des poules dans son jardin :

  • Elles fournissent des œufs frais, naturels et gratuits (150 à 300 œufs par an selon la race) ;
  • Elles animent le jardin, elles font la joie des enfants qui apprendront avec plaisir à s’en occuper, à les nourrir et ramasser les œufs ;
  • Elles sont « écolo » : omnivores, elles mangent les épluchures de légumes, les pâtes, les salades, les fromages, les bonnes herbes… (jusqu’à 150 kg de déchets organiques par an), elles dévorent également les déchets du potager (fanes de carottes, cosses de pois …). En échange, elles fournissent de l’engrais pour vos plantes (leurs fientes sont très riches) ;
  • Elles sont des auxiliaires du jardinier : elles se régalent de limaces, escargots et autres insectes nuisibles. Elles aident à désherber le jardin : grâce à elles, finis la mousse dans la pelouse et le scarificateur ! Au verger, elles trouvent une ombre agréable et en picorant sous les arbres fruitiers, elles nettoient le sol de tous les nuisibles, agissant en prévention sur les maladies et attaques.
Elever des poules pondeuses

A savoir : l’ensemble des déjections des volailles, parfois appelé poulnée, représente environ une centaine de kilos par an par animal adulte. Gardez-les précieusement pour les mélanger, une fois séchées, à la terre de votre potager, verger ou jardin d’ornement. Elles représentent un apport en azote, élément indispensable à la photosynthèse des plantes non négligeable pour le sol.

Des poules pondeuses pour de beaux oeufs

Et les inconvénients ?

  • Autant le savoir, il est dans la nature d’une poule de gratter la terre. Toutefois, si vous lui offrez un espace suffisamment grand pour vivre, ce phénomène sera limité. Mais si elle n’a pas suffisamment d’espace à sa disposition, sa manie de gratter la terre va vite transformer la pelouse en sol nu et boueux.
  • Au printemps, ne laissez pas les poules vagabonder dans le potager où vos semis en plantations en prendraient un coup !
  • A la campagne ou en ville, les attaques de prédateurs (chat, renard, fouine…) sont à prévoir. Enfermez bien vos poules pour la nuit, et prévoyez-leur un habitat sécurisé (voir la fiche conseil et la vidéo sur les prédateurs).

Poules : est-ce chronophage de s’en occuper ?

Vos poulettes ne vous demanderont pas beaucoup de temps au quotidien. Un petit quart d’heure tous les jours suffit à leur donner eau et nourriture, à ramasser les œufs, et bien sûr à leur ouvrir le matin et les enfermer le soir pour plus de sécurité. À moins que vous n’ayez équipé le poulailler d’un portier automatique qui se chargera de cette tâche à votre place.

Une fois par semaine, un nettoyage du poulailler est nécessaire pour y maintenir une bonne hygiène. Il vous faudra enlever les fientes, remplacer la litière, nettoyer l’abreuvoir et la mangeoire. Comptez environ ½ heure.

Deux fois par an, il est important de vider entièrement le poulailler et de le nettoyer et désinfecter entièrement, ce qui vous prendra 1 à 2 heures selon la taille et le matériau du poulailler (un poulailler en bois est plus difficile à nettoyer).

Combien de poules ?

Pour limiter les dégâts du sol, les odeurs et la destruction des plantes, limitez le nombre de poules. Une basse-cour de deux poules sont amplement suffisantes pour fournir en œufs une famille de 3 voire 4 personnes. Une poule seule risque de s’ennuyer et sa santé pourrait en pâtir. plus elles seront nombreuses et plus elles vous demanderont de temps, pensez-y !

Évitez le coq…

La poule pond sans coq, mais ne peut donner de poussins. La présence du mâle n’est pas du tout conseillée dans votre « cheptel » de 2 poules. Le coq va les épuiser par ses ardeurs (on compte en général 7-8 poules pour un coq), et va aussi vous épuiser par son chant très matinal.

Bien connaître les poules

Avant de vous lancer dans l’élevage de pondeuses, vous devez savoir quelques petites choses sur elles :

  • Elles dorment perchées. Placez un poulailler dans le jardin qui possède un perchoir, ainsi qu’un pondoir.
  • Elles sont très sociales, et ne pourront être seules, élevez-en au moins deux ;
  • Elles ont des besoins particuliers en eau et en nourriture. Prévoyez un mangeoire et un abreuvoir. Assurez-vous que l’abreuvoir soit toujours rempli d’une eau fraiche et propre.
  • Pour vivre en bonne santé, elles ont besoin d’un grand espace (compter 10 m² par poule) afin de pouvoir gambader et se nourrir. Délimitez leur parcours avec un enclos fermé.
  • Une poule bien nourrie vous assure des oeufs à la coquille solide. Remplissez sa mangeoire d’un mélange de graines complet.

Sachez qu’il y a différentes races de poules : certaines sont plutôt couveuses et d’autres sont plutôt pondeuses. Toutefois, certaines races allient ces deux côtés.

Les poules pondeuses

  • La poule pond des œufs sans coq, mais ne donnera d’oeufs fécondés et donc poussins qu’avec un coq.
  • Elle pond à partir de sa vingtième semaine (soit vers 5 mois), et donne entre 150 et 250 œufs par an.
  • Les poules pondent mieux en lune ascendante.
  • Durant le printemps et jusqu’au début de l’été, vous pouvez espérer ramasser 3 œufs par jour avec au moins 4 poules. En automne et en hiver, la ponte diminue nettement.
  • Au-delà de 3 ans, elle vous donnera beaucoup moins d’œufs. A partir de 8 ans, elle ne pond plus du tout. Il vous faudra donc renouveler votre cheptel tous les 3 ans.
  • Une poule domestique vit une dizaine d’années.

A savoir : Les volailles âgées de plus de 3 ans peuvent être mangées, données, ou gardées pour une paisible retraite. Sachez toutefois que les poules les plus robustes peuvent allègrement dépasser les 15 ans !

Quelles races de poules choisir ?

Dans un souci de préservation des races, portez votre choix sur les poules dites traditionnelles et anciennes. Elles vous donneront de beaux oeufs et une chair de très bonne qualité. La poule rousse a très bon caractère et devient vite attachante. Ainsi que la Géline, la poule d’Alsace, la Houdan, la Gâtinaise, la Marans, la Coucou grise et la Sussex blanche… le choix est vaste. Privilégiez les races de votre région pour leur sauvegarde !

En hiver, les poules pondent moins voire pas du tout. Pour vous assurer une petite production d’œufs durant cette période froide, optez pour une volaille réputée bonne pondeuse l’hiver, telles que la poule d’Alsace, la Géline de Touraine, la Gâtinaise, la Faveroles ou encore la Brahma une poule domestique robuste et imposante.

Les poules d’ornement

Si vous n’êtes pas attachés à la production d’œufs, vous pouvez également élever des poules d’ornement. Elles se distinguent des pondeuses par leur pelage, leurs plumes et leur apparence générale. Pour la plupart, elles sont plus petites, jolies et faciles d’entretien.
Ce sont des poules de race qui ont en général un caractère plus marqué ou certaines particularités : certaines sont plus affectueuses alors que d’autres sont plus agressives.

Par exemple, sachez que les poules naines, en plus d’être très jolies, sont aussi connues pour gratter beaucoup moins la terre et chasser les limaces. Si vous avez un petit jardin, la naine de Pékin et la Sabelpoot sont faites pour vous ! Un autre exemple : la Batam de Pékin est réputée très calme et s’adapte rapidement à son environnement.

Autre différence : une poule d’ornement peut plus facilement voler qu’une poule pondeuse. Elle aura également plus tendance à couver et ainsi à donner naissance à des poussins. Si vous faites entrer un coq d’ornement dans votre basse-cour, attendez-vous à avoir plein de poussins rapidement !

Les poules ont aussi leur caractère : pour savoir précisément quelle poule vous conviendra, renseignez-vous auprès des vendeurs. Achetez vos poules chez des éleveurs ou sur des marchés de campagne.

Et en matière de réglementation

Renseignez-vous auprès de votre mairie ou de votre propriétaire au sujet de votre projet de basse-cour et d’élevage de poules pondeuses dans votre jardin. Dans certaines communes et lotissements, l’élevage des animaux de basse-cour peut être limité voire interdit.
Vous aurez besoin d’une déclaration de travaux si l’emprise au sol du poulailler est égale ou supérieure à 5m² et un permis de construire au-delà de 20m².

Le fumier de poule au jardin

La composition du fumier de poule

Les déchets amassés lors du nettoyage de la litière du poulailler doivent être absolument conservés. Ceux-ci sont à préserver de l’ensemble des plumes tombées et des fientes, mais aussi de l’humidité. Plusieurs études se sont penchées sur la composition du fumier de poule. Il s’avère qu’il est très riche en :

  • Azote
  • Sels ammoniacaux
  • Phosphate

Pour ce qui est des plumes de poules tombées, 11% de leur composition est de l’azote. Sur ces derniers, il est commun de trouver du sang séché ou encore du guano, qui procure de l’azote à libération rapide. Ce dernier permet une décomposition rapide des déchets végétaux, qu’il est possible de trouver au sein d’un compost.

Tandis que les fientes de poules sont très riches en oligo-éléments, ainsi qu’en minéraux. Il faut savoir que durant l’année, une poule peut en produire jusqu’à 70 kg. Ces dernières lorsqu’elles sont fusionnées avec la paille produit un fumier de très bonne qualité. Par contre, il n’est pas conseillé d’utiliser le fumier sans tenir compte de quelques règles, car il pourrait brûler certaines plantes.about:blankCliquez pour accepter les cookies marketing et activer ce contenu

L’utilisation du fumier de poule

Tout d’abord, l’éparpillement du fumier de poule est très important. Il faudra garder en tête que pour chaque mètre carré, il ne faudra pas dépasser les 1 kg de fumier. Si cette quantité est dépassée, cela pourrait provoquer le brûlement des racines et des plantes.

Afin d’éviter les odeurs nauséabondes de fientes, il est préférable de mélanger le fumier de poule avec les déchets végétaux de votre potager ou de votre jardin. En plus de cela, il permet d’extirper une certaine quantité de graines qui était intégrée par le gallinacé. Enfin, cette association permettra de fertiliser et tonifier la structure du sol de votre jardin.

C’est à cet effet qu’il est conseillé d’associer le fumier de poule avec d’autres ingrédients. Elle vous évitera de commettre des erreurs inévitables, comme le surdosage d’engrais par exemple. En plus de l’association avec d’autres types d’engrais, il est conseillé de bien surveiller la fréquence. En effet, intégrer le fumier de poule massivement abimerait les plantes de votre jardin. Il est préférable de prévoir un apport avec parcimonie.

Les plantes et le fumier de poule 

Le fumier de poule mélangé au compost des déchets végétaux est très recommandé pour l’ensemble des légumes feuilles, telles que les salades. De plus, il est aussi conseillé pour quelques légumes racines. Nous pouvons citer, par exemple, la pomme de terre, le concombre ou encore la courgette, car il faudra préférer les légumes friands d’azote. Par contre, si vous plantez des légumes-fruits, ce dernier ne doit pas être utilisé. Nous pouvons notamment citer les haricots verts, l’aubergine, etc, car le fumier de poule permettra de développer les feuilles de ces derniers, au lieu des fruits.

ref:gammvert.fr, gallinette.net

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